Questions Fréquentes

1. Qu’est-ce que le LASIK ?

Les lettres LASIK sont la contraction de Laser In situ Keratomileusis.

Le keratomileusis était l’intervention chirurgicale qui consistait à modifier la puissance optique de l’oeil en modifiant aussi précisément que possible la forme de la cornée.

Cette intervention est connue depuis plus de 50 ans. Son principe était d’enlever la partie de la cornée à modifier (le lenticule) à l’aide d’un instrument spécial, de la congeler pour permettre de la remodeler de façon prédictible, de la modifier très précisément avec un procédé mécanique puis de la remettre en place.

La technique s’est améliorée progressivement avec l’apparition de nouveaux instruments permettant d’éviter la congélation du lenticule, mais restait une intervention complexe qui pour cette raison ne s’est développée que lentement.

In situ veut dire que la cornée, dans l’ intervention LASIK, est modifiée sans être déplacée.

Laser, pour rappeler que le procédé utilisé pour remodeler la forme de la cornée est un rayon laser ultra-violet, de longueur d’onde 193 nanomètres, donc invisible, permettant une précision d’action très supérieure aux moyens mécaniques. Chaque « impact » de Laser enlève une épaisseur de tissu d’environ 0,3 microns. C’est-à-dire beaucoup moins que 1 millième de millimètre !

Les premières interventions LASIK ont été pratiquées en 1989 par un ophtalmologue crétois et un ophtalmologue italien. Le développement a ensuite été incroyablement rapide. Plusieurs millions d’interventions sont actuellement pratiquées chaque année dans le monde.  Notre cabinet de Lille dirigé par le docteur Pascal Annonier vous proposant également ce type d’intervention.

2. Qu’est-ce que la PRK ?

Les lettres PRK, en français PKR, sont les initiales de « kératectomie photo-réfractive ».

C’est l’intervention qui consiste à remodeler la courbure antérieure de la cornée, et par là même la puissance optique de l’oeil, en appliquant des impacts de Laser ultra-violet sur la surface antérieure de la cornée.

La partie la plus superficielle, c’est-à-dire les cellules épithéliales de la cornée, doit au préalable être enlevée. Le traitement Laser est ensuite appliqué suivant un plan très précis, établi par un ordinateur, en fonction du défaut optique à corriger. L’épithélium cornéen cicatrise en général en moins d’une semaine mais il peut se passer plus de temps avant qu’il ne retrouve une régularité et une transparence optimale. Le port d’une lentille de contact, dans un but de confort, est souvent conseillé pendant la période de cicatrisation de l’épithélium. Les deux premiers jours postopératoires peuvent en effet être sensibles ou douloureux.

3. Qu’est-ce que le LASEK ?

Malgré son nom, le Lasek, décrit en 2001, est plus proche de la PRK, dont il a constitué un avatar assez populaire pendant une période , que du LASIK. Cette similitude de dénomination est malheureusement source de fréquentes confusions.

Le principe du LASEK est d’enlever les cellules épithéliales de la cornée de façon très délicate, en s’efforçant de conserver leur cohésion intercellulaire. C’est-à-dire en décollant un volet d’épithélium aussi intègre que possible, en s’aidant ou non d’une solution d’alcool (entre 18 et 25 %). Le traitement Laser est ensuite appliqué, exactement au même endroit sur la cornée que dans la PRK, c’est-à-dire plus superficiellement que dans le LASIK. Le volet épithélial, s’il est de bonne qualité, est alors remis en place, avec ou sans une lentille de contact.

L’avantage par rapport à la PRK, de ce volet de cellules épithéliales, est que même si ces cellules ont une viabilité douteuse, elles constituent une sorte de lentille naturelle qui améliore théoriquement le confort pendant le temps nécessaire à la régénération d’un épithélium neuf.

Cependant plusieurs études comparatives de référence  n’ont pas retrouvé d’avantage sur le plan des douleurs des premiers jours , ni même sur le temps de cicatrisation de l’épithélium .

Par rapport au Lasik , certains inconvénients , outre l’inconfort initial , sont les mêmes que dans la PRK : il existe, chez certaines personnes prédisposées, un risque de trouble cornéen, ou « haze ». Ce trouble cornéen peut parfois réduire la vision, et de plus être associé à une « régression » de l’effet du traitement. Ce haze est le résultat d’une réaction au Laser par des cellules de la cornée, qui sont beaucoup plus nombreuses dans la zone cornéenne superficielle, qui est traitée dans le Lasek comme dans la PRK.

Une variante du Lasek, à la dénomination là aussi source de confusion , est l’Epilasik : il s’agit en fait d’une procédure Lasek au cours de laquelle l’épithélium est enlevé non pas manuellement comme dans le Lasek, mais à l’aide d’un instrument mécanique dédié, l’Epitome.

En conclusion , PRK , LASEK  et EPILASIK sont des variantes permettant l’application du laser Excimer à la surface du stroma : les résultats sur la vision sont similaires c’est-à-dire bons , les inconvénients sont globalement les mêmes avec ces 3 techniques: inconfort voire douleurs initiales, risque de Haze , nécessité d’une corticothérapie locale prolongée .

4. Quels sont les résultats du LASIK ?

Les résultats sont presque toujours très bons. Pour en donner une idée aussi précise et parlante que possible nous vous proposons ici plusieurs façons de vous faire votre opinion ; on peut suivant les préférences personnelles , privilégier l’une ou l’autre de ces méthodes,  mais aucune toutefois ne peut prédire exactement et à 100% quel sera votre résultat personnel.

LES RESULTATS STATISTIQUES : ce fut le mérite de la société Ultralase , premier prestataire de chirurgie LASIK au Royaume Uni pendant de nombreuses années , d’avoir fait contrôler ses propres résultats par un audit indépendant. Les résultats qui suivent ont été établis sur 4500 LASIKS consécutifs pratiqués en 2001 par les trois chirurgiens d’Ultralase   (P.Annonier, A. Chatterjee et V.Gupta ). Dans les cliniques de Leeds, Chester , Birmingham et Londres à l’aide du Laser Technolas 217. Après un recul minimal de 3 mois, les patients opérés présentaient les acuités visuelles suivantes :

 
5/10 sans lunettes10/10 sans lunettes
Ensemble des patients9877,4
MYOPES jusq’à -3 dioptries99,790,4
MYOPES jusqu’à -3,25 à -6 dioptries98,683
MYOPES de plus de -6 dp94,668
HYPERMETROPES jusqu’à +3 dp98,569,3
HYPERMETROPES +3,25 à +5 dp94,549,1
ASTIGMATES de + de 2,5 dp96,462,5

Pourtant un résultat statistique ne peut exprimer qu’une probabilité de résultat pour votre cas personnel. En pratique il est réaliste de s’attendre à un confort visuel équivalent à celui de bonnes lentilles de contact.

4. Quels sont les résultats du LASIK ?

Les résultats sont presque toujours très bons. Pour en donner une idée aussi précise et parlante que possible nous vous proposons ici plusieurs façons de vous faire votre opinion ; on peut suivant les préférences personnelles , privilégier l’une ou l’autre de ces méthodes,  mais aucune toutefois ne peut prédire exactement et à 100% quel sera votre résultat personnel.

LES RESULTATS STATISTIQUES : ce fut le mérite de la société Ultralase , premier prestataire de chirurgie LASIK au Royaume Uni pendant de nombreuses années , d’avoir fait contrôler ses propres résultats par un audit indépendant. Les résultats qui suivent ont été établis sur 4500 LASIKS consécutifs pratiqués en 2001 par les trois chirurgiens d’Ultralase   (P.Annonier, A. Chatterjee et V.Gupta ). Dans les cliniques de Leeds, Chester , Birmingham et Londres à l’aide du Laser Technolas 217. Après un recul minimal de 3 mois, les patients opérés présentaient les acuités visuelles suivantes :

En 5/10 sans lunettes:

Ensemble des patients                        98
MYOPES jusq’à -3 dioptries                99,7
MYOPES jusqu’à -3,25 à -6 dioptries  98,6
MYOPES de plus de -6 dp                  94,6
HYPERMETROPES jusqu’à +3 dp      98,5
HYPERMETROPES +3,25 à +5 dp     94,5
ASTIGMATES de + de 2,5 dp             96,4

En 10/10 sans lunettes:
Ensemble des patients                       77,4
MYOPES jusq’à -3 dioptries               90,4
MYOPES jusqu’à -3,25 à -6 dioptries 83
MYOPES de plus de -6 dp                  68
HYPERMETROPES jusqu’à +3 dp      69,3
HYPERMETROPES +3,25 à +5 dp     49,1
ASTIGMATES de + de 2,5 dp             62,5

Pourtant un résultat statistique ne peut exprimer qu’une probabilité de résultat pour votre cas personnel. En pratique il est réaliste de s’attendre à un confort visuel équivalent à celui de bonnes lentilles de contact.

5. Le LASIK présente-t-il des risques ?

Le premier danger est d’être déçu par le résultat, alors que tout s’est bien passé, cela est possible si vous attendez de l’intervention plus que ce qui est raisonnablement possible; à titre d’ exemple, même si cela arrive parfois, il ne faut pas s’attendre à ce que la vision soit meilleure que celle procurée par de bonnes lentilles de contact . C’est dire l’importance essentielle de l’information qui vous est donnée avant l’ intervention LASIK .

Nous pensons que seul un entretien personnalisé avec un professionnel entraîné peut clarifier ce que vous pouvez raisonnablement attendre de l’intervention en fonction de la situation de départ, de vos besoins professionnels, sportifs … Notre cabinet de Lille et le docteur Pascal Annonier vous proposent leurs conseils professionnels.

Le Lasik reste une intervention chirurgicale. La survenue de complications, même si elles sont rares, ne peut donc jamais être exclue à 100%.

Le risque de présenter une complication est de mieux en mieux connu. Certaines de ces complications semblent moins rares chez certaines personnes qui présentent ainsi une prédisposition à un problème particulier. Par ailleurs le taux de certaines complications dépend de l’expérience plus ou moins grande du chirurgien.

La plupart des complications sont bien entendu curables par un traitement approprié. Dans certains cas ce traitement peut impliquer des consultations plus fréquentes, une durée de surveillance prolongée, la nécessité d’instiller des collyres pendant plus longtemps qu’habituellement, parfois même un geste chirurgical complémentaire en salle d’opération.

Dans certains cas rares, il peut malgré tout en résulter une perte de la meilleure vision corrigée, c’est-à-dire une baisse de vision qui ne peut pas être corrigée par lunettes ou par lentilles de contact.

6. Quelles sont les complications du LASIK ?

On peut pour clarifier distinguer les problèmes possibles en fonction du moment où ils sont reconnus.

Ainsi, certains problèmes peuvent survenir au cours même de l’intervention (reconnus immédiatement); certains seront identifiés et traités pendant les premières semaines qui suivent l’intervention. Enfin, certaines difficultés ou complications peuvent persister plus longtemps .

Les complications dites immédiates peuvent survenir au moment de la réalisation de ce que l’on appelle « le capot cornéen ». Dans certains cas rares , la réalisation de ce volet de cornée peut s’avérer difficile , en général pour des raisons de petite taille de l’orbite, empêchant de mettre en place l’instrument qui permet de créer le capot. Diverses procédures permettent le plus souvent de surmonter ce problème mais dans certains cas rarissimes (1 fois sur 5000 dans notre expérience) , l’intervention peut se révéler impossible.

Dans d’autres cas rares , l’instrument qui permet de réaliser le capot, le microkératome, semble fonctionner dans de bonnes conditions. Mais l’inspection immédiate, au microscope, montre que le capot cornéen n’est pas de bonne qualité. S’il n’a pas le diamètre suffisant ou l’épaisseur suffisante, ou encore s’il présente une déchirure, il est préférable de renoncer au traitement Laser. Cela est décevant, mais traiter dans ces conditions ferait courir le risque d’avoir un résultat moins prévisible .

Certains problèmes peuvent se manifester au cours des premiers jours ou des premières semaines après l’intervention:

– Il peut s’agir de la survenue d’une inflammation au niveau de la jonction entre le volet cornéen et le reste de la cornée. C’est une sorte de kératite, qu’il faut parfois simplement surveiller par des examens de contrôle plus fréquents, parfois traiter par des collyres ; dans de rares cas il peut même être nécessaire de procéder à un soulèvement du capot cornéen , en salle d’opération. Cette kératite est presque toujours aseptique ( non infectieuse ).

– Il peut s’agir de la présence dans l’interface entre le volet cornéen et le reste de la cornée, de cellules épithéliales , c’est-à-dire des cellules normalement localisées à la surface de la cornée. Cette invasion épithéliale nécessite le plus souvent une surveillance plus fréquente ; dans certains cas, il est nécessaire d’enlever ces cellules en salle d’opération sous microscope opératoire.

– Il peut s’agir de la présence de stries , voire même de plis visible au niveau du capot cornéen . Les plis peuvent être dus à un micro-déplacement du capot cornéen, à l’occasion d’un petit traumatisme , ou encore à une invasion épithéliale importante. Parfois si les stries sont importantes , il est préférable de procéder à leur rectification en salle d’opération.

– Il peut enfin s’agir d’une tendance à la sécheresse de la surface oculaire pendant plusieurs mois après l’intervention. La cause principale de cette sécheresse tient à une diminution de la sensibilité de la cornée pendant plusieurs mois après l’intervention. Pour cette raison, les symptômes d’irritation oculaire sont souvent modérés, en revanche la qualité de la vision peut s’en ressentir. Une sécheresse significative peut obliger à instiller des gouttes de larmes artificielles pendant plusieurs mois.

Certains problèmes enfin peuvent survenir tardivement ou persister longtemps. Ce sont essentiellement des problèmes visuels.

Parfois le résultat visuel semble se stabiliser à un niveau considéré comme insuffisant. Si un problème visuel significatif persiste, il est parfois possible d’envisager une retouche au traitement, en utilisant le même capot cornéen . Cette éventualité est devenue exceptionnelle dans les cas de myopie, mais peut se présenter en cas d’hypermétropie ou astigmatisme important (5% de nos interventions). Toutefois une « retouche » ne sera décidée que si le problème résiduel est suffisamment gênant et si l’épaisseur de la cornée l’autorise en toute sécurité. Il est certainement utile de discuter la possibilité et les conditions d’un tel « re-traitement » avec son ophtalmologiste avant l’intervention initiale.

Il existe enfin une complication exceptionnelle, appelée « ectasie cornéenne », qui peut compromettre sérieusement le résultat visuel de l’intervention et même dans certains cas extrêmes, nécessiter une greffe de cornée. Cette complication rarissime, comparable au kératocône qui survient parfois spontanément chez certains myopes, semble pratiquement  impossible lorsque les règles de sécurité habituelles concernant l’épaisseur de la cornée sont respectées. Toutefois, quelques cas de cette complication ont été décrits, dans le monde, alors que l’épaisseur de la cornée semblait tout à fait normale.

7. Est-ce que le risque de complication est augmenté dans mon cas personnel ?

Certaines complications, il faut l’admettre, peuvent être moins rares chez certaines personnes.

Ainsi :

-Le risque d’avoir une sécheresse de la surface des yeux, augmente avec l’age. En fait, le risque de présenter un syndrome sec oculaire augmente régulièrement avec l’age, même si aucun traitement LASIK n’est effectué. Après 60 ans, un nombre important de personnes présente une sécheresse de la surface oculaire. Le LASIK est responsable d’un assèchement supplémentaire, qui peut être plus gênant si une sécheresse est présente au départ. Pour l’essentiel, cet effet asséchant est du à une baisse de la sensibilité de la cornée pendant les premiers mois, celle-ci est habituellement restaurée après quelques mois, l’effet asséchant du LASIK est ainsi très rarement observé au-delà de 6 mois.

Le risque de ressentir des désagréments dus à le sécheresse est également plus important si vous souffrez déjà de sécheresse avant l’intervention; toutefois cela dépend aussi de la cause de la sécheresse. Certaines personnes portant des lentilles de contact peuvent présenter une variété de sécheresse qui ne sera pas aggravée par le LASIK, l’arrêt du port des lentilles peut même se révéler bénéfique. Ceci est à discuter avec votre ophtalmologiste.

Enfin dans certains cas nécessitant un traitement Laser important, pour corriger une grande hypermétropie, la sécheresse oculaire peut durer plus longtemps.

-Le risque d’avoir une infection de la cornée est extrêmement faible. Toutefois, certaines affections comme par exemple le diabète, certains traitements médicamenteux qui altèrent les défenses immunitaires, ou certains antécédents d’infection oculaire comme l’herpès, peuvent rendre ce risque moins négligeable. L’entretien avec votre ophtalmologiste pourra seul permettre de clarifier si vous vous trouvez dans la situation la plus commune (risque infinitésimal), ou si vous présentez un facteur de risque qui fera parfois déconseiller le traitement simultané (le même jour) des deux yeux; dans certains cas rares le traitement LASIK peut même être contre-indiqué.

8. Y a-t-il une limite d’âge ?

L’âge « état civil » n’est pas un obstacle en soi à l’intervention proprement dite. En revanche, il est bien connu que l’âge peut modifier notre vision, notamment l’accommodation.

Ainsi, vers l’âge de 45 ans, la plupart des personnes qui ne sont plus myopes auront besoin de lunettes pour lire. Il est important d’essayer de se représenter l’impact de ce phénomène (la presbytie) dans la vie courante, en fonction du mode de vie de chacun. Certaines personnes peuvent choisir de rester myopes, en effet leur myopie leur permet parfois de continuer à travailler sans lunettes. Au contraire, d’autres personnes préfèrent devenir indépendantes de leurs lunettes pour la vision de loin, en particulier pour les activités d’extérieur, et acceptent de recourir à des lunettes pour le travail de près.

Après l’âge de 60 ans, certains évènements ophtalmologiques deviennent beaucoup moins rares. Au premier rang la cataracte, mais aussi des problèmes liés au vieillissement de la rétine. L’intervention LASIK n’accélère pas ces processus, mais ne les évite pas non plus. Ils peuvent donc être une cause de dégradation de la vision et ainsi réduire le bénéfice obtenu à l’issue de l’intervention LASIK. Ce risque ne signifie pas que l’intervention LASIK soit contre-indiquée, mais il doit être dans la mesure du possible, et avec l’aide de votre ophtalmologiste, mesuré.

Enfin il n’y a pas de contre-indication formelle à pratiquer une chirurgie Lasik après l’opération de la cataracte, chez un patient bien informé .

9. Que se passera-t-il le jour où je devrai me faire opérer de la cataracte ?

Si le cristallin, la lentille qui se trouve normalement à l’intérieur de l’oeil, devait perdre un jour sa transparence, la vision pourrait être suffisamment affectée pour qu’une intervention soit conseillée : c’est l’opération de la cataracte. Le LASIK n’intéressant que la cornée, l’intervention de cataracte sera techniquement la même, mais la méthode utilisée avant l’intervention pour calculer la puissance du cristallin artificiel le plus approprié doit être modifiée. Il sera donc nécessaire que le chirurgien de la cataracte soit informé de l’intervention LASIK. Plusieurs méthodes de calcul peuvent être utilisées; idéalement, il est utile dans cette perspective de conserver l’examen de topographie cornéenne pratiqué systématiquement avant toute intervention LASIK.

10. Quand puis-je reprendre le travail?

Très habituellement, une activité raisonnable, par exemple un travail de bureau, peut être reprise 2 jours après une intervention pour myopie.

La conduite automobile peut également être envisagée 24 à 48 heures après le traitement d’une myopie d’importance moyenne.

Toutefois même dans ces cas de figure «standard», il faut s’attendre à un confort visuel imparfait pendant quelques temps pour plusieurs raisons (sécheresse, collyres, voire la persistance d’un défaut résiduel). Cette imperfection peut s’avérer gênante pour une activité exigeante, par exemple travail sur écran ou conduite prolongée.

Une intervention pour myopie forte, ou surtout pour une hypermétropie, peut réclamer un délai plus important qu’il faut donc discuter avec votre ophtalmologue.

Enfin certaines activités doivent être suspendues pendant un certain temps; un sport de contact (boxeur ou rugbyman professionnel) ne peut être repris qu’après 2 mois par exemple.

11. Combien de temps faut-il à la cornée pour cicatriser ?

La cicatrisation de la cornée est un processus extrêmement progressif, avec quelques variations suivant les individus.

Pour simplifier :

– après 1 à 2 semaines, l’adhérence entre le volet cornéen et le reste de la cornée est suffisante pour permettre une vie normale sans appréhension; pour cette raison nous demandons à nos patients de protéger particulièrement leurs yeux pendant environ 2 semaines; après cette période, un traumatisme bénin comme par exemple se frotter les yeux, ne générera pas de conséquence ;

– après 2 mois environ, cette solidité paraît suffisante pour autoriser la reprise de sports de contact; un certain nombre de rugbymen professionnels et adeptes de sports de combat peuvent en témoigner, qui ont ainsi pu être opérés sans problème ultérieur;

– il n’empêche qu’il reste longtemps possible au chirurgien ophtalmologiste, sous microscope opératoire et à l’aide d’instruments spécialisés, de disséquer le volet cornéen créé lors de l’intervention initial; cette spécificité constitue un des avantages du Lasik : elle permet dans certains cas particuliers d’affiner le résultat visuel , sans imposer les désagréments de la création initiale du capot. Cette possibilité toutefois diminue très lentement avec le temps: nous savons par expérience que la révision d’un capot de moins de 6 mois est nettement plus simple que si on attend 2 ans ou plus !

– Autrement dit et pour résumer : la cicatrisation du pourtour du volet cornéen se fait relativement rapidement, permettant une vie normale après 15 jours et même des activités à risque après 2 mois; la cicatrisation du plan de clivage entre le volet cornéen et le reste de la cornée, très lente, semble se poursuivre pendant plusieurs années, sans incidence sur la vie normale, rendant possible dans certaines occasions le soulèvement secondaire de ce capot.

12. Quand pourrai-je de nouveau conduire ?

Cela dépend. Après une intervention pour myopie modérée ou moyenne, dans la très grande majorité des cas l’acuité visuelle est suffisamment bonne dès le lendemain pour la conduite d’une automobile. Si la myopie est plus importante, ou s’il existe une composante astigmatique significative, il pourra être nécessaire d’attendre plusieurs jours. En cas d’intervention pour hypermétropie, la récupération est plus lente, la vision « conduite » est en général recouvrée en 8 à 10 jours mais il existe d’importantes différences de rapidité de cicatrisation entre les personnes. Enfin, même si le risque est très faible, il n’est pas impossible qu’une imprécision du traitement modifie ces délais.

Au total : votre ophtalmologue pourra vous informer au mieux sur le délai de stabilisation visuelle prévisible dans votre cas particulier; de toutes façons, attendez pour reprendre la conduite que la récupération visuelle vous ait été confirmée.

13. Est-ce que l’effet de l’intervention sera permanent ?

Oui, mais seulement en ce qui concerne la cornée. Explication :

L’intervention vise à modifier la courbure de la cornée. Cet effet sur la cornée sera permanent une fois que l’effet du Laser sera stabilisé (quelques semaines après l’intervention pour la plupart des myopies, jusqu’à plusieurs mois pour les hypermétropies). Par la suite, la cornée ne devrait subir aucune modification supplémentaire; en fait, elle ne connaîtra plus de modification, ni d’épaisseur ni de courbure, donc de puissance optique, après l’age de 10 ans. La conséquence est que, comme le globe oculaire ne grandit plus au-delà de 20 à 25 ans, la vision (au moins de loin) ne sera plus modifiée.

Sauf si ..

A l’intérieur du globe oculaire se trouve une lentille naturelle appelée le cristallin de l’œil. Cette lentille peut modifier sa courbure naturellement: par exemple la courbure du cristallin augmente automatiquement chez la personne jeune qui concentre sa vision sur un objectif proche: c’est l’accommodation, qui nous permet de voir net de près. Dans certains cas, cette accommodation peut faire varier notre vision de façon moins appropriée, par exemple en cas de fatigue générale ou encore à l’approche de la quarantaine, et il peut en résulter une tendance à la myopisation, en général transitoire, mais parfois bien gênante. On parle alors de spasme accommodatif. Après l’age de 60 ans, une autre sorte de modification peut affecter le cristallin plus durablement: l’augmentation d’épaisseur et de densité du cristallin, en prélude à l’apparition de la cataracte, peut dans certains cas être responsable de la réapparition d’une myopie.

14. Est-ce que ça fait mal ?

Non ! Mais l’intervention peut être inconfortable chez une personne tendue. C’est pour cela que occasionnellement, chez certains patients, nous proposerons ou même parfois recommanderons la prise d’une médication anxiolytique en comprimé, de type lorazépam ou diazépam. Au pire, rappelez vous que la durée de l’intervention n’excédera pas 5 à 6 minutes pour chaque œil.

15. Que se passe-t-il si j’ai besoin de frotter mon oeil après l’intervention ?

Bien sûr il vaut mieux éviter, en particulier pendant les premiers jours après le Lasik. En fait, pendant ces premiers jours, vos yeux seront mieux protégés que normalement contre l’irruption de poussières et corps étrangers; par ailleurs ils seront plutôt moins irritables en raison d’une diminution de la sensibilité cornéenne pendant plusieurs mois; le risque est donc limité .

En cas d’irritation superficielle, l’instillation de gouttes de larmes artificielles et le clignement répété suffiront presque toujours à soulager. Si cela ne suffit pas, a fortiori s’il existe une rougeur, il vaut mieux (comme toujours) consulter.

16. Qu’est-ce qui peut arriver de pire ? Est-ce que je peux devenir aveugle ?

Malgré le nombre des patients opérés, qui se comptent maintenant en millions, il n’a pas été signalé de cas de cécité. Néanmoins toute complication est sérieuse puisque le Lasik s’adresse à des personnes non malades. L’éventualité la plus grave semble être, en cas par exemple de kératocône d’évolution sévère, d’être finalement obligé de proposer une greffe de cornée. Même après une greffe de cornée, la vision peut être partiellement détériorée, ou bien sûr requérir une correction par lunettes.

17. Qu’est-ce que le « wave-front » ?

Le wave front, front d’onde en anglais, correspond à une nouvelle technologie fondée sur une amélioration de nos connaissances sur l’appareil optique humain.

La chirurgie réfractive « traditionnelle », tout comme par exemple les lunettes correctrices, ne prend en compte dans son objectif de traitement que les anomalies appelées aberrations d’ordre inférieur : comme la myopie, ou l’astigmatisme, ou l’hypermétropie. Ce sont les aberrations que nous pouvons corrigeons avec les verres correcteurs placés sur la monture d’essai pendant l’examen ophtalmologique.

Or tous les yeux présentent  également des aberrations dites d’ordre élevé . Dans certains cas , elles peuvent être responsables de problèmes , comme par exemple de difficultés dans la vision nocturne (éblouissements , halos autour des sources de lumière).

Dans la plupart des cas pourtant, ces aberrations ne semblent pas nous causer de problème, peut-être parce que nous y sommes habitués. Certaines de ces « micro-aberrations » semblent d’avantage capables de déterminer des symptômes que d’autres. Il n’est  pas exclu que certaines micro-aberrations puissent même conférer un avantage dans certaines conditions, ou qu’elles puissent se modifier avec le temps.

Actuellement, il est envisageable de les traiter, à l’aide de logiciels spéciaux adaptés sur le Laser Excimer, c’est ce qu’on appelle le traitement du «Wave-front».

La question de savoir dans quels cas nous devrions ou non les traiter a longtemps été discutée. L’attitude la plus prudente est actuellement de ne recommander ce type de traitement que dans les cas où cela se traduirait très probablement par une différence très nette avec un traitement traditionnel. Par exemple, chez un patient ayant des problèmes notables de vision nocturne, bien corrélés à des aberrations du front d’onde sur l’examen aberrométrique, ou encore lorsque l’importance du traitement requis fait craindre l’apparition d’aberrations, dites induites, après le Lasik; il existe d’autres cas de figure ou cela peut se discuter, seule la pratique d’un examen aberrométrique et une discussion avec votre chirurgien pourront clarifier si, dans votre cas précis, cela serait approprié.

18. Qu’est-ce qu’on appelle le FemtoLasik?

Le Laser Femtoseconde désigne un instrument chirurgical proposé dans les années 2000, pour créer le  « capot cornéen» qui est le premier temps de l’intervention Lasik.

Cette technologie innovante fait appel à un Laser infrarouge, dit femtoseconde car sa fréquence est extraordinairement élevée: 2000 milliards de pulses (c’est-à-dire 2 000 000 000 000 de pulses) pourraient tenir en théorie en 1 seconde.

L’utilisation du Laser femtoseconde modifie notablement la première phase de l’intervention Lasik et donc le vécu de l’intervention:

l’instrument utilisé dans notre centre à Lille est le Visumax de Zeiss , qui  fonctionne avec une pression sensiblement plus faible que celle requise par un microkératome; il en résulte que le patient ne subit pas la phase de « voile noir » habituelle dans la version « classique »;  la phase de sculpture de la cornée par le Laser Excimer est en revanche la même, et donc le résultat final n’est pas modifié.

Cette modification du ressenti de l’intervention va de pair avec un petit allongement de la procédure et un surcoût significatif affectant l’utilisation de cette technologie .

19. Combien cela coûte-t-il ? est-ce remboursable ?

Le coût d’une intervention en Lasik dit « classique » est en 2016 de 900 euros par œil en cas de myopie, 1000 euros par œil en cas d’hypermétropie ou d’astigmatisme mixte.

Ce type d’intervention n’ouvre pas, à ce jour, de droit à remboursement par la Caisse d’Assurance Maladie.

De nombreuses  assurances complémentaires prennent en charge la chirurgie réfractive, en général de façon partielle; le mieux est de se renseigner auprès de chaque mutuelle.

20. Peut-on traiter la presbytie ?

Le traitement de la presbytie est actuellement celui qui suscite le plus grand nombre de recherches et plusieurs types de traitements sont actuellement proposés et testés; cela signifie clairement qu’il n’existe pas actuellement de solution parfaite, reproductible et valable pour toute la population. Certaines solutions, pensons-nous, peuvent être envisagées avec une assez bonne sécurité , mais doivent être personnalisées en fonction de chaque situation, donc seul un examen approfondi permettra d’identifier les solutions envisageables dans votre cas particulier.

-Solutions fondées sur le traitement Lasik :

La plus courante et simple est la «bascule» : un œil , en général l’œil dominant, est corrigé pour la vision de loin, l’autre pour la vision de près; le résultat ne peut donc pas être parfait, mais un certain nombre de personnes s’en satisfont pour de nombreuses activités; il est fortement conseillé de tester cette solution au préalable avec des lentilles de contact.

Nous disposons au Centre Pôle Vision de la technologie Zeiss de « Blending Vision » : il s’agit là aussi d’un compromis permettant dans de nombreux cas une autonomie satisfaisante pour la vision de près.

Parmi les autres solutions Lasik, l’idée d’obtenir une pseudo-accommodation, en modifiant la cornée de façon à la rendre multifocale, est préconisée par certains chirurgiens. L’expérience que nous avons des lentilles multifocales, conçues sur des concepts similaires, mais par nature plus réversibles d’utilisation, nous rend prudents sur l’utilisation de ces procédés.

 
-Solutions cornéennes non Lasik :

Une pseudo accommodation d’origine cornéenne peut être obtenue par d’autres procédés, modifiant la cornée sans soustraction de tissu; telle la kératoplastie conductive, efficace pendant plusieurs années chez un certain nombre de personnes, mais qui s’adresse à des patients emmétropes ou modérément hypermétropes.

-Les implants intraoculaires :

Les implants multifocaux permettent une pseudo accommodation cristallinienne. Leur indication est spécifique car elle implique une chirurgie du cristallin (comme la chirurgie de la cataracte), c’est-à-dire intra-oculaire, avec les implications habituelles.

Un certain nombre de laboratoires proposent des implants multifocaux, notamment  la société Physiol a créé un implant trifocal permettant un bon confort de vie chez la grande majorité des bénéficiaires.

Envisager un implant de ce type ne rend pas l’intervention de cataracte plus compliquée techniquement,  mais implique un surcoût car ces implants ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie en France.

-Certaines techniques visent à restaurer une accommodation «vraie», c’est-à-dire un cristallin capable de faire varier sa puissance optique suivant les besoins, mais aucune ne s’est imposée de façon claire à ce jour:

ainsi le concept d’expansion sclérale, fondé sur une théorie de l’accommodation originale mais controversée, qui a donné lieu à différentes techniques chirurgicales (implants scléraux, incisions sclérales) dont aucune n’a résisté à l’épreuve du temps;

Tel également le développement d’une nouvelle génération d’implants intraoculaires, capables idéalement d’une mobilité antéropostérieure faisant varier leur puissance optique.

21. Est-ce que mon degré de correction est opérable ?

Sous réserve que l’épaisseur cornéenne le permette, la chirurgie Lasik permet, techniquement, de traiter la myopie jusqu’à -10 dioptries, l’hypermétropie jusqu’à +5 dioptries, l’astigmatisme jusqu’à 6 dioptries.

L’opérabilité par Lasik dépend donc de l’épaisseur de la cornée, qui peut être très différente d’une personne à une autre, mais aussi parfois d’autres paramètres comme la taille des pupilles; elle ne pourra donc être confirmée qu’à la fin du  bilan pré-opératoire.

22. Qu’est-ce que le Smile ?

Le «SMILE» est là encore un acronyme anglais pour «small incision lenticle extraction», c’est-à-dire: incision d’un lenticule par une  petite incision.

C’est une intervention d’introduction toute récente dont la place précise reste encore à définir. Elle est en 2016 autorisée en Europe, mais n’a pas encore reçu aux USA l’agrément de la FDA (Food and Drugs Administration des USA).

Schématiquement cette intervention vise comme le Lasik à modifier la puissance de la cornée de l’oeil, mais  avec des modalités différentes puisqu’elle fait appel exclusivement au Laser femtoseconde, sans recourir au Laser Excimer;

l’objectif  est un meilleur respect de la biomécanique de la cornée, grâce à une incision antérieure plus petite; cependant: l’effet d’épargne tissulaire est à ce jour contrebalancé par un amincissement final plus important de la cornée; d’autre part la précision de l’ablation, moins documentée que celle du laser Excimer  (un impact Excimer permet un effet de 0,3 microns sur le collagène de la cornée), ne permet pas à ce jour la correction de tous les défauts réfractifs, sans même parler des aberrations d’ordre élevé.

23. Choisir une technique d'intervention pour la myopie, l'astigmatisme ou l'hypermétropie

Plusieurs types de traitement sont disponibles dans notre cabinet de Lille dirigé par le docteur Pascal Annonier. Sans insister sur les techniques abandonnées oumarginales (kératotomies, anneaux intracornéens), les principales questions conséquentes à seposer sont:

1) Est-­ce que mon défaut est opérable avec le Laser Excimer?

Dans certains cas assez rares le défaut optique est trop important, ou encore la cornée est trop fine pour espérer être corrigé totalement par le Laser Excimer. Dans ces cas on peut envisager un traitement partiel ou bien une technique de type intraoculaire: mise en place d’une lentille intraoculaire avec ou sans chirurgie du cristallin. C’est une procédure plus lourde à plusieurs égards qu’il faut donc impérativement peser et discuter .

2) Lasik ou Laser de surface?

Il est difficile d’échapper ici aux préférences du chirurgien. Le Laser de surface (PRK) fonctionne bien, ses résultats à 3 mois sont comparables au Lasik dans les myopiesfaibles et moyennes. Cependant il présente 3 inconvénients majeurs:

« L’inconfort » des premiers jours (assez souvent, disons le carrément, des douleurs) et la lenteur de récupération: excluant en principe de traiter les deux yeux le mêmejour;

le risque d’une cicatrice gênant la vision: en général peu gênante (le fameux«Haze»), dans certains cas problématique;

la nécessité de traitements médicamenteux prolongés ou puissants, non anodins,pour la prévention du Haze;

Pour ces raisons le Laser de surface reste pour moi un 2ème choix.

3) Lasik classique ou femtosecond?

C’est un des enjeux de mes bilans préopératoires. Le Laser Femtosecond fait, clairement, un aussi bon travail que le classique microkératome pour la première partiede l’intervention Lasik. L’engouement pour le Laser Femtosecond dans certains centres, n’est pas totalement étranger à la qualité du marketing de certains industriels.

Etant en position d’offrir l’une ou l’autre possibilité, j’essaie donc systématiquementd’expliquer les différences à en attendre, pour mineures qu’elles soient (en se rappelantque le résultat final de l’intervention dépend dans les deux cas du remodelage de la cornée par le Laser Excimer) .

4) Me faut-­il un traitement wave­front?

Seul le bilan préopératoire pourra le déterminer. Le traitement des aberrations d’ordre élevé de l’oeil a un côté fascinant, qui a enthousiasmé la profession (et l’industrie) dans les années 2000. Le soufflé est retombé, car dans la plupart des cas le traitement wave-front ne produit pas de différence. Pourtant quelques personnes ont une situation oùelles devraient en bénéficier, il convient donc de pouvoir le proposer. Une chose est certaine: traiter systématiquement en «wave­front», n’en déplaise à certains « messagesMarketing » des années 2000, est le contraire d’un traitement «sur mesure».

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Merci de passer impérativement par le secrétariat pour les enfants de moins de 2 ans et les bilans avant traitement Laser de la myopie, astigmatisme ou hypermétropie.
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